CULTURE : Film



Un dimanche ensoleillé mais mélancholique avec l'irruption d'une petite critique spontanée 15/12/19

1) Critique arithmétique :
Renaldo Baccarat -> un peu le A-ah (80’) qui plonge dans le récit au delà d’un miroir -> questionne demain
Vs
ElaOrléans -> noir et blanc du passé qui a existait dans un rêve -> fait état d’un passé et de ses tensions dans la société du décor
= état du présent continu -> Guy Debord

2) Critique plus littéraire :
J’ai adoré le clip de Renato Baccarat et trouve le travail d'ElaOrleans d’emblée très poétique; le recours à l’usage du noir et blanc aide quelque peu cette dernière. Très belles découvertes, je t’en remercie!
Ce sont deux styles résolument différents. Renato Baccarat éclate le ludisme (il rappelle un peu les clips des 80’, notamment jean-jaques Goldman). Baccarat est sans doute aussi plus enclin à conquérir un public large. Le rythme des images respectent la mélodie et la tonalité de la langue des paroles. Il fait appel à différentes techniques pour faire émerger ce concept de surréalisme au delà de l’image fixe; l’animation par succession d’images fixes.
Les décors représentent parfaitement la dualité des mondes. Le tangible, reconnaissable et l’imaginaire s’imbriquent et tissent le récit à partir de formes et de techniques plurielles. Le dessin fait apparaitre tant le mouvement rapide qu’une initiation à l’histoire de l’affiche. Et en intra à ces représentations, apparaît les luttes qui ont, toujours et de partout, existés: les guerres "des temps" s’y superposent. L’exemple d’un dessin très connoté « art de l’affiche », représentant un canon (probablement russe), évoque nos combats palpables des guerres qui sévissaient comme on disait, « sur le front » jusqu’à l’arrivée du nucléaire. À contrario de la volonté d’ordonner la disparition ou la démolition, c’est au tour de la construction des murs que s’entend l’émergence de nos guerres contemporaines. Ces guerres de la désunion et de la ségrégation qui se poursuit dans un ego au delà et par lui-même… un casque sur les oreilles. Soi avec soi-même. Pour renforcer ses décors, il a privilégié l’incrustation d’un personnage au centre par la technique de la video détourée (probablement fond vert ou bleu). Le découpage par la succession du cadre et l’expression du visage mais aussi du choix focal réalisé par la technique choisie par le monteur et ou avec le réalisateur (s’il ne l’est pas lui-même d’ailleurs) renforce le propos du récit. C’est-à-dire de ce qui doit être entendu ou compris selon l’architecte préexistant à l’oeuvre, soit, l’auteur/réalisateur qui l’a pensé et suffisamment désiré que pour pouvoir juger que la forme se devait d'apparaitre sous forme de création d'un produit à des fins de distribution. Quant aux sous-titres, ils augmentent l’aptitude à la compréhension des paroles de l’artiste. Dans ce cas-ci, le public visé s’étend aux francophones tout en préservant la justesse du rythme de la langue de départ. Celle qui a permis l’émergence du produit et pensée à travers. Comme quoi, le récit du temps des dinosaures et le mouvement de l’homme qui se poursuit… ça rappelle pas mal de chose perso aussi...

EloOrleans propose un monde plus mystérieux qui fait usage de références esthétiques propre au monde du cinéma. Le site Internet lui-même ouvre par le choix de la typographie et des photos, une histoire du cinéma; presqu’un livre d’image et de récit. L'usage du « noir et blanc » des plans filmés augmente et facilite l’entrée dans un monde psychologique jusqu’à une certaine évaporation de la vitesse. Le monde du rêve s’associe à une question de l’inexistence. Le monde des souvenirs d’une personne endormie en autoportrait est d’emblée éloquent à ce titre. Le site Internet est en symbiose avec les propos diffusés à travers les produits. Le côté nostalgique des grands cinémas hollywoodiens et les références au courant du film noir permettent la juxtaposition du mélodrame et du suspens et qui au-delà du récit individuel conté par l’artiste ravive les propos des surréalistes car si j’y lis l’influence du cinéaste de la psychologie féminine, Ingmar Bergman, du tout semble émerger le concept surréaliste à la façon d’un Bunuel qui dans « Le Chien Andalou » a réussi à mettre en évidence la symbolique de la superposition des images.

Infine on a quelque peu l’impression d’être passé aux côtés des mondes des couleurs Godardiennes pour le premier notamment (graphiquement parlant Renaldo agit sur les couleurs et ses symboles). Puis d’être en compagnie de la psychologie propre à Ingmar Bergman jusqu’au paroxysme de la mélancolie dans la suspension temporelle du russe, Andrei Tarkovsky, sans oublier la pluralité des références picturales et celle de nombreux autres courants cinématographiques qui exigeraient plus d’attention pour en discuter ! Comme quoi, tout a déjà été fait et la copie se poursuit par les influences de notre vécu culturel.
La véritable question actuelle reste la nécessiter de faire exister car le poids de l’empreinte énergétique que chacun dépense pour assurer sa propre survie nous oblige à la pensée de choix collectifs même si des outils devront et espérons le seront adapté en permanence pour établir les besoins de correction en vue de restituer la pertinence du propos de départ. Pourvu que ceux-ci restent respectueux de l’appartenance de chacun à un seul macrosystème…


Our daily bread (Unser Téglich Brot)

NOTRE PAIN QUOTIDIEN de Nikolaus Geyrhalter

Autriche / Sortie : 07/02/2007

De loin le plus beau documentaire de l'année 2007 !

Connaissons-nous la provenance de notre nourriture?
D'emblée, nous sommes asphyxiés par les machines et les engrais qui se déversent sur notre planéte terre. Claustrophobie et cacophonie du bruit des machines qui travaillent sans reléche pour fabriquer notre "saine" alimentation dans des serres aseptisées.
Et l'homme là-dedans?
Celui-là, il nous apparait dans un silence glaçant. La femme, face caméra et les collégues à la table mâchent leurs tartines sans un mot, sans un son, sans une seule réflexion audible. C'est comme si les gigantesques machines possédaient le Verbe et que nous, les hommes, étions mutés en de petits objets silencieux.
Des images à couper le souffle, des endroits dont nous sommes loin d'imaginer l'ampleur.
Un constat de l'industrie alimentaire dressé dans un silence éloquent; une pure merveille cinématographique pour les spectateurs avertis!
A recommander sans hésitation parce qu'il s'agit de l'un de ces films qui vous force à réfléchir sur notre façon de consommer au quotidien.


Assez surprenant, au méme moment, un second film autrichien sur ce théme de l'industrie agro-alimentaire: WE FEED THE WORLD de Erwin Wagenhofer (Autriche 25/04/2007)
Ici on active le pathos ! Certains meurent de faim dans le monde alors que l'homme surproduit et jette; on va vous le démontrer ! Tout y est raconté à travers des exemples précis et des commentaires d'experts. Il vous reste à avaler et espérer digérer !


L'ARGENT, LES BANQUES ET NOUS

Une vidéo de Paul Grignon (2006) (Sous-titrée officieusement en franéais) Web site Lien
Mais d'où vient donc l'argent ? Est-il présent en quantités limitées ? Est-ce toujours le gouvernement qui le crée ? De grosses surprises sont au rendez-vous, dont un lien causal évident avec l'actuel et indispensable besoin de croissance économique
Merci énormément à Little neo pour les sous-titres!


ELLES TOURNENT
Festival de film des femmes de Bruxelles
5eme edition : du 20 > 23.09.2012

1ére édition : du 18.09 > 21.09.2008
Web site info : www.ellestournent.be (click sur l'image)

Elles tournent

Tournez, mesdames ! disait en 1914 Alice Guy Blaché, la premiére femme réalisatrice. Et c'est ce qu'elles continuent é faire.

Ce premier festival Elles tournent est un espace où des réalisatrices interrogent avec humour, originalité et insolence la société dans laquelle elles vivent.

Et pour ceux qui souhaitent revoir Mouvement Giratoire, il est programmé le jour de la journée sans voiture (une par an reste le cas de l'exception! une norme à modifier...), ce dimanche 21 septembre 2008 à 15h juste avant le long métrage de Yaél André : Chats Errants